Bonjour,

J’aimerais vous raconter un peu ce que mon épouse et moi vivons à la Maison Michel-Sarrazin afin de souligner l’accompagnement exceptionnel, même en contexte de crise sanitaire, que reçoivent ici les personnes atteintes de cancer qui sont à la dernière étape de leur vie.

Mon épouse Denise combat le cancer depuis plus de 10 ans. Après une période de rémission de plusieurs années, de nombreuses métastases sont apparues et depuis presque 4 ans, ma courageuse princesse a lutté vaillamment, traitement après traitement et changement de recette l’une après l’autre quand nécessaire. Depuis la fin février, Denise est épuisée et son corps ne peut plus subir d’autres traitements de chimiothérapie. Elle se sent ‘’comme un petit oiseau qui perd ses plumes’’, de plus en plus fragilisée chaque jour.

Denise est soulagée et heureuse de se retrouver ici avec l’équipe spécialisée dans les soins palliatifs des personnes atteintes de cancer. Nous sommes tellement impressionnés par l’accueil qu’elle a reçu, la qualité des soins qui lui sont offerts ainsi que par la gentillesse des professionnels et des bénévoles. Ces derniers l’appellent même ‘madame sourire’…

Depuis l’établissement des mesures de confinement dans la société, la Maison a mis en place des procédures strictes pour éviter que le virus ne s’introduise en ses murs. Alors que plusieurs unités de soins refusaient les visiteurs, la Maison a rapidement proposé et fait autoriser par la Santé publique la présence d’un proche aidant humanitaire auprès de chaque patient, c’est-à-dire une personne, toujours la même, qui reste en confinement avec la personne malade, 24h sur 24. C’est le premier établissement qui a eu cette idée à la fois logique et aimante! En tant que proche aidant humanitaire, je prends en charge les tâches d’un bénévole et assiste l’infirmière à veiller au bien-être de Denise, réduisant les besoins en bénévoles de la Maison et, du même coup, les risques de contracter le virus.

Bien que certaines règles en ce qui a trait aux visites aient été assouplies par les autorités gouvernementales, je poursuis dans mon rôle de proche humanitaire auprès de Denise. Je me sens privilégié de pouvoir continuer à accompagner mon amour dans la courte période qu’il lui reste à ensoleiller la vie de tous ceux qu’elle côtoie. Il faut aussi prendre en considération l’important soutien affectif qui est maintenu pour le bien-être psychologique des deux parties : vivre ensemble jusqu’à la toute fin est le plus beau cadeau qu’un couple aimant puisse recevoir! Sereins, nous profitons de chaque précieux jour de la meilleure façon possible, inspirés par l’amour.

Je souhaite terminer en vous disant que cet établissement à but non lucratif, cet oasis extraordinaire, est financé à 60% par des dons de la communauté. Il a donc besoin de la grande générosité du public et du soutien financier d’entreprises et de plusieurs donateurs privés, tous des gens d’exception!

Si vous cherchez une bonne cause, il n’y en a pas de meilleure!

François Reny, proche-aidant présentement à la Maison Michel-Sarrazin

 

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