Entrevue avec Oriana Frachengues-Puntos

Entrevue avec Oriana Frachengues-Puntos

Rencontre avec Oriana Frachengues-Puntos

"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux." Le Petit Prince

Très jeune, je me suis sentie attirée par le soin et par l’idée d’accompagner les autres, et ce, même si mon entourage doutait parfois de ma capacité à exercer ce métier. J’ai d’abord pris une autre direction dans le choix de mes études, mais c’est en côtoyant des personnes travaillant en soins infirmiers que j’ai réalisé que c’était réellement ma voie et que j'en étais capable.

En me préparant au concours d'entrée à L'Institut de Formation en Soins Infirmiers des Hôpitaux de Toulouse, j’ai découvert le domaine des soins palliatifs, ce qui a immédiatement correspondu à mes valeurs et à ma vision du soin. J’ai choisi d’y effectuer mon stage préprofessionnel, et cet apprentissage m’a profondément marquée. Depuis, j’ai orienté toute ma carrière vers l’accompagnement en fin de vie, un milieu dans lequel je me sens pleinement à ma place.

Ayant terminé mes études en soins infirmiers en 2012, j’ai débuté ma carrière dans un service de médecine comprenant des lits identifiés en soins palliatifs. Cette expérience m’a permis de consolider très tôt mes compétences dans l’accompagnement de fin de vie. Par la suite, j’ai occupé un poste d’infirmière « parcours de soins », un rôle qui s’apparente aux infirmières de liaison que l’on retrouve ici au Québec.

Depuis la France, je connaissais déjà la Maison Michel-Sarrazin de nom et de réputation. Lorsque j’ai commencé à me former en soins palliatifs, une association m’avait parlé de cet établissement comme une référence au Québec. La Maison Michel-Sarrazin est devenue mon objectif de carrière. Avec un projet d’immigration en tête, je me suis retrouvée au Québec afin d’y poursuivre mon parcours professionnel. J’ai d’abord été embauchée au CHU de Québec, puis j’ai travaillé deux ans et demi à l’Hôpital du Saint-Sacrement, en tant qu'assistante infirmière-chef de nuit.

Par la suite, j’ai posé ma candidature comme bénévole aux soins à la Maison Michel-Sarrazin. J'y ai rapidement eu l’opportunité de postuler pour poursuivre ma pratique en soins palliatifs, dans un milieu profondément aligné avec mes valeurs professionnelles. J’ai intégré la Maison en février 2024.

Après cinq mois passés au chevet des personnes malades et en fin de vie, une expérience extrêmement formatrice qui m’a permis d’intégrer pleinement la philosophie de la Maison, j’ai eu la chance de travailler au Service de la liaison puis au Service de répit à domicile. J’occupe maintenant le poste de responsable du Service de répit à domicile et j’assure une journée par semaine au Service de la liaison. Au quotidien, ce rôle m’apporte une grande fierté. Je suis témoin de l’engagement exceptionnel des membres de mon équipe, qui accompagnent des personnes souhaitant rester à domicile le plus longtemps possible, parfois même jusqu’à la fin de leur vie. La capacité de l’équipe du répit à domicile, à offrir une présence bienveillante et soutenante pendant plusieurs heures auprès des personnes malades et de leurs proches aidants est profondément inspirante. Ce poste me permet de contribuer à un service qui a un impact concret et humain, tout en me donnant l’occasion de relever des défis stimulants et de continuer à développer mes compétences autant en soins palliatifs, que dans la gestion d'équipe.

Plus d’information sur le Service de répit à domicile : Service de répit à domicile | michel-sarrazin

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