« Douceur et patience

Ces deux mots tout simples résument l’atmosphère que j’ai découverte en venant travailler comme bénévole aux soins à la Maison Michel-Sarrazin, il y a de cela dix ans. Deux mots que je m’efforce de mettre en pratique à chaque semaine au contact d’infirmières, de médecins, de professionnels dévoués et attentionnés, d’un personnel de soutien compétent et de généreux bénévoles dont une partie de la mission est de prodiguer des soins empreints de chaleur humaine aux personnes en fin de vie.

Et en ces temps difficiles, où la Maison doit faire preuve d’une immense capacité d’adaptation (obéissance aux directives de la Santé publique dans le respect de notre philosophie de soins, chamboulement des horaires de tous et chacun, ajustements quasi-quotidiens à l’évolution de la situation sanitaire, multiplication des communications auprès des différents intervenants, réinvention des moyens de sollicitation), la douceur et la patience sont plus que jamais de mise. Douceur pour assurer une transition souple et harmonieuse dans notre nouvelle façon d’accueillir et d’accompagner les patients et leurs proches, patience pour trouver le fragile équilibre entre les exigences de la Santé publique et notre désir de maintenir la dignité des soins.  Et que dire des bénévoles confinés ou moins sollicités qu’ils le souhaiteraient en raison de la nécessité de restreindre au maximum le nombre d’intervenants différents à la Maison et qui attendent patiemment une amélioration de la situation pour remettre l’épaule à la roue ? 

Je salue enfin le souci constant de la Direction de la Maison de placer la sécurité, le confort et la dignité des patients au premier plan de chacune de ses interventions. Sa droiture, sa résilience, son inventivité et sa grande humanité sont de beaux exemples de douceur et de patience dans la tourmente qui ébranle nos pratiques quotidiennes. »

René Moisan, bénévole aux soins

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